Hugues Thonin s’est installé en tant qu’agriculteur en 1991 en polyculture-élevage et comptait 1 200 brebis. En 2000, il a décidé de passer son exploitation en grande culture pour des raisons réglementaires. Parti à la retraite en 2023-2024, Hugues Thonin a confié 58,20 hectares à Jérome Siri, un jeune exploitant ovin, qui a pour objectif d’atteindre 550 brebis, tout en acquérant du matériel pour développer son exploitation ovine.
L’orientation principale de l’exploitation de J. Siri est l’élevage de brebis allaitantes de race Île-de-France. Grâce au projet, il aura accès à 58,2 ha de prairie, passant ainsi sa SAU de 24 à 82,2 ha. Il pourra augmenter la taille de son troupeau d’environ 300 brebis (passant ainsi de 250 à 550 brebis mères) et devenir autosuffisant en foin. De plus, ces parcelles sont d’un seul tenant, permettant une conduite facilité du pâturage et une gestion optimisée de la ressource fourragère.




L’agrivoltaïsme permet de concilier production agricole et production d’énergie au sein d’un même projet. Il repose sur deux principes essentiels : le maintien du caractère prioritaire de l’activité agricole et l’absence d’impact négatif sur les rendements ou les revenus de l’exploitant.
Par ailleurs, l’agrivoltaïsme constitue un levier important pour renforcer la protection des exploitations face aux aléas climatiques. En limitant les effets des fortes chaleurs et de la sécheresse des sols, il participe à la résilience des systèmes agricoles tout en améliorant le bien-être animal.
Je me suis installé en janvier 2008, avec une exploitation moitié céréales / moitié herbe et 140 moutons au départ. Aujourd’hui, j’en ai 300. Grâce à Hugues et le projet agrivoltaïque, je récupérerai 60 hectares, qui me permettront de travailler à temps plein sur mon élevage.
« Jérôme ne vient pas du milieu agricole et n’avait donc pas de terres pour s’installer. (…) Le projet agrivoltaïque en collaboration avec Samsolar lui donnera un vrai coup de pouce et rendra possible une installation durable. »
R – Hugues Thonin :
« Lorsque je me suis installé en 1991, la ferme fonctionnait en polyculture-élevage et comptait 1 200 brebis. J’ai longtemps travaillé avec un troupeau ovin important, mais la charge de travail était énorme. Dans les années 2000, le contexte économique et le manque d’aide rendaient l’activité trop compliquée à maintenir. J’ai donc stoppé l’élevage pour me consacrer uniquement à la grande culture. »
Aujourd’hui, j’ai 57 ans, je prépare progressivement mon départ à la retraite. Mon salarié, présent depuis 25 ans, a pris sa retraite en décembre dernier. Mes deux enfants ne souhaitent pas reprendre l’exploitation.
L’opportunité d’installer un jeune éleveur m’a donc semblée idéale. Dans l’élevage ovin, il y a des périodes où tout va bien, et d’autres beaucoup plus compliquées. Moi, j’ai arrêté lorsque la situation était très difficile. Grâce au projet agrivoltaïque de Samsolar, Jérôme, le futur exploitant va pouvoir vivre correctement de son activité ovine. »
R – Hugues Thonin :
« Les difficultés sont nombreuses : les coups de chaud sont de plus en plus fréquents et compliquent vraiment la culture, on est très dépendants des aléas climatiques — cela fait dix ans que j’active l’assurance récolte —, les contraintes économiques pèsent lourd et les marchés agricoles sont instables. Nous sommes dépendants des primes PAC, dont beaucoup d’agriculteurs aimeraient pouvoir se détacher.
C’est tout cet ensemble qui rend le métier plus incertain d’année en année. »
R – Hugues Thonin :
« Mon objectif est clair : préparer ma retraite, permettre l’installation d’un jeune et transmettre l’exploitation dans de bonnes conditions.
Ce projet m’apporte plus de sérénité, et j’ai vraiment le sentiment de faire une bonne action en soutenant un jeune éleveur.
J’ai arrêté les moutons pour des raisons économiques, mais l’ovin reste pour moi l’activité la plus cohérente sous panneaux photovoltaïques. »
R – Jérôme Siri : « Ce projet agrivoltaïque me permettra d’être à 100 % sur l’exploitation, ce qui va vraiment améliorer mon efficacité.
Avec les aménagements réalisés par Samsolar, les animaux seront mieux et mes conditions de travail seront nettement meilleures. »
R– Hugues Thonin :
« Jérôme ne vient pas du milieu agricole et n’avait donc pas de terres pour s’installer.
Il faut savoir que s’installer hors cadre familial est devenu très compliqué pour les jeunes qui souhaitent se lancer en agriculture. Le projet agrivoltaïque en collaboration avec Samsolar lui donnera un vrai coup de pouce et rendra possible une installation durable. »
R– Jérôme Siri :
« Je me suis installé en janvier 2008, avec une exploitation moitié céréales / moitié herbe et 140 moutons au départ. Aujourd’hui, j’en ai 300.
Grâce à Hugues et le projet agrivoltaïque, je récupérerai 60 hectares, qui me permettront de travailler à temps plein sur mon élevage.
R – Hugues Thonin :
« Pour moi, l’agrivoltaïsme répond justement à ces difficultés. Les structures protègent davantage contre les aléas et les coups de chaud qui deviennent courants dans la région, ce qui sécurise l’activité.
Le projet permet aussi de générer un revenu complémentaire, ce qui donne la possibilité de continuer à produire sans dépendre entièrement des primes PAC ou de l’Europe.
L’intérêt est multiple : pour l’agriculteur, pour l’exploitation, mais aussi plus largement pour la filière et pour le pays. »
R – Jérôme Siri :
« Aujourd’hui, même si le prix de vente des agneaux s’est amélioré, cela reste insuffisant pour envisager des investissements importants sur la ferme. Sans un projet comme celui-ci, avancer seul m’aurait pris des années.
Les aménagements prévus vont réellement faire la différence : ils me permettront de m’installer dans de bien meilleures conditions que si j’avais dû tout financer et réaliser par moi-même. »
R – Jérémie Richonnier ( Samsolar) :
« De manière générale, l’agrivoltaïsme contribue au développement de l’élevage en France. Nous sécurisons l’exploitation, nous améliorons le bien-être animal(ombre, confort), nous favorisons le pâturage, et nous permettons aux éleveurs de se démarquer face à la concurrence mondiale par la qualité et l’éthique de leur production. L’objectif est aussi que l’éleveur se sente bien dans son travail. »
R – Hugues Thonin :
« La collaboration s’est très bien passée.
Monsieur Richonnier, issu du milieu agricole, comprend les réalités du terrain. Samsolar veille à ce que le projet soit réalisable, pas utopique.
Tout a été pensé pour rester compatible avec le pâturage et les pratiques agricoles :
écartement des panneaux, organisation des parcelles, circulation des animaux et du matériel, aménagement des zones de fourrage, gestion des surfaces en herbe…
On sent que c’est d’abord un projet agricole, auquel viennent s’ajouter des panneaux.
Chez Samsolar, nous sommes entourés de personnes proches du terrain, et l’équipe défend le projet sous tous ses aspects — agricoles, techniques, administratifs — devant les institutions.
C’est une vraie force. »
R- Jérôme Siri : « J’ai été consulté à chaque étape du projet et je me suis vraiment senti intégré dans la démarche. L’aménagement du site — l’écartement des panneaux, la définition des parcelles — a été pensé en fonction de mon travail quotidien. Samsolar a été très à l’écoute du producteur. La commune a également bien accueilli le projet et nous a soutenus sur certains aspects techniques, notamment pour résoudre les problèmes d’arrivée d’eau. »
Dans le cadre du développement du projet de ferme agrisolaire, une démarche de concertation ouverte et constructive avec les riverains a été engagée dès les premières étapes d’études. L’objectif principal est d’assurer une information claire et transparente, d’écouter les observations des habitants et de concevoir un projet pleinement intégré à son environnement paysager, agricole et à son tissu local.
Réunion d’information sur la commune de Koeur-la-Petite



Avant intégration paysagère
Après intégration paysagère
Juin: Présentation du projet au conseil municipal
Septembre : Délibération favorable à l’unanimité du conseil municipal
Rencontre des administrés/
Présentation Communauté de Communes et Chambre d’Agriculture
Décembre : dépôt du permis de construire
Rencontre avec le SDIS




Les projets de fermes agrivoltaïques apportent des retombées économiques directes grâce à plusieurs taxes versées chaque année aux collectivités :
Une taxe d’aménagement, payée en une seule fois lors de la construction.
Une taxe foncière, liée aux installations et au terrain utilisé.
Une contribution économique territoriale, versée chaque année par l’exploitant de la centrale solaire.
Une taxe spécifique au réseau électrique (IFER), calculée selon la puissance de la centrale solaire.
Ces recettes participent au développement local et soutiennent les budgets des communes et des intercommunalités.